lundi 31 août 2015

Moix et Blanrue : deux révisionnistes tous gazimuts


Le Monde du 29 août évoque la fin de la relation entre Yann Moix et Paul-Eric Blanrue. Ces deux derniers ne semblent pas s’entendre sur la version publique à donner à ce sujet : le premier veut se dédouaner de toute fréquentation trop assidue avec le second, apparemment peu adaptée à la situation médiatique d’un chroniqueur de Laurent Ruquier…
Laurent Telo du Monde a eu raison de consulter Nabe pour en savoir plus. Nabe déclare : « Moix est un grand lèche-cul, c’est comme ça qu’il est arrivé où il est aujourd’hui. Maintenant, il veut se dégager de son passé soi-disant sulfureux. Il savait qu’Alain Soral était Front national ou que Paul-Eric Blanrue était révisionniste. Blanrue, je lui ai présenté en 2001. Ils ne se sont plus quittés. »
Il y a deux choses qui me font vraiment rire dans cette affaire, en fait.

La première, c’est quand Blanrue raconte sur son site, dans sa « Lettre ouverte à Yann Moix », qu’il « avait été invité un soir de 2001 à un raout privé » dans une boîte du Palais-Royal. Là, il accosta Yann Moix « accoudé au bar », et entama une discussion qui déboucha, semble-t-il, sur une amitié de quelques années. Blanrue précise : « Marc-Édouard Nabe était alors en exil à Patmos, en Grèce, pour écrire un espéré chef d’œuvre, Nabe notre vieil ami commun que nous fréquentions à tour de rôle rue de la Convention ». Son « espéré chef-d’œuvre »… Blanrue-la-fine-bouche était pourtant, à l’époque, un admirateur de cet authentique chef-d’œuvre qu’est « Alain Zannini » (Rocher, 2002), à tel point qu’il en dressa une courte étude publiée dans l’ouvrage collectif « L’Affaire Zannini » (Rocher, 2003). J’eus moi-même l’honneur de participer à ce recueil, délivrant une analyse théologique basée sur la succession cruciale Révolution/Révélation/Rédemption/Résurrection (« Alain Zannini : Pour en finir avec le jugement de l’homme »). Titrée « Du gaz de Delphine », l’étude de Blanrue portait, quant à elle, sur le passage où Delphine, la dixième des quatorze femmes-stations sur le chemin du narrateur, dévoile l’odeur de son âme en lâchant un gaz dans la chambre de Nabe après avoir fait l’amour. L’obsession des chambres à gaz, on le voit, est une constante chez Blanrue.

Cependant, le problème de la version de Blanrue sur sa rencontre avec Moix est qu’elle est tout simplement… totalement fausse ! En effet, Nabe était déjà revenu de Patmos depuis deux mois, à ce moment-là ! Et c’est même lui qui avait emmené Blanrue dans cette boîte, le présentant à Moix (tout comme il le dit au journaliste du Monde) ! Comment je le sais ? C’est bien simple ! Nabe se plaisait à le raconter, à l’époque, à quelques-uns de la rédaction de Cancer ! Combien de fois nous a-t-il fait rire aux éclats, en nous mimant cette rencontre entre « ces deux gros pédés », assénait-il !... Il est vrai que la vision des selfies envoyés par Moix « le warrior » à Blanrue à partir du fond de ses chiottes (tel celui du 25 août 2012) n’est pas tellement faite pour infirmer cette supposition…


Yann Moix fait des selfies pour son ami Blanrue
Blanrue et un autre de ses petits amis : Egoïne (disciple de Faurisson)

Blanrue est tellement révisionniste, lui qui débuta sa carrière en luttant avec acharnement contre le Saint Suaire de Turin (« Le Secret du Suaire : autopsie d'une escroquerie »), qu’il va même jusqu’à réviser sa rencontre avec Yann Moix…

La deuxième chose qui me fait rire, c’est que je me souviens d’un dîner en 2007 avec Nabe et Soral. Ce dernier s’était mis à évoquer la nécessité de faire préfacer par Yann Moix la compilation de Blanrue titrée : « Le Monde contre soi : anthologie des propos contre les juifs, le judaïsme et le sionisme», une nécessité purement commerciale pour booster la vente de l’ouvrage. Nabe, lui, était fermement opposé à cette préface, sous le simple prétexte qu’elle était totalement nulle. Or, ce qui compte vraiment dans toute cette affaire, c’est que le chroniqueur-télé et le voltairien faurissonien qui se battent aujourd’hui par journal et internet interposés, partagent à la fois une certaine nullité littéraire et un amour invétéré du révisionnisme sous toutes ses formes (pas seulement celui des chambres à gaz). Personne ne sera étonné de constater que ce partage est, en fait, parfaitement logique.





dimanche 30 août 2015

Rencontres Eurasistes à Sainte Foy la Grande (Gironde), 5 septembre : le programme




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