jeudi 28 novembre 2013

Le barde gaulois Laurent James s'adresse au Libre Penseur

 


Note
Mahy Belaïd est une des personnes qui a invité Salim Laïbi à donner une conférence à l'Université Hadj Lakhdar de Batna, le jour même de la mise en ligne de cette vidéo. Salim s'est avéré être tellement nul, que Mahy m'a immédiatement contacté pour me féliciter, avant de relayer mes deux vidéos sur son compte Facebook ! Tout commence à se clarifier, on avance... Ce n'est que le début, mon ami, ce n'est que le début...
 
 

mercredi 27 novembre 2013

Webisode n°11 - Jean Parvulesco "Saint Maximilien Kolbe, et nos actuels combats de libération continentale"


 
Ce texte se trouve dans "Le Retour des Grands Temps".
J'aimerais illustrer la thématique du sacrifice (mise en lumière dans la première partie du texte), avec cette homélie du Père Michel-Marie Zanotti-Sorkine donnée le Vendredi Saint 2013, en l'Eglise Saint-Vincent de Paul à Marseille.
Homélie combattue, sans surprise aucune, par tous les ratés de l'époque contemporaine : les artistes complexés, les marcheurs pleins d'écorces mortes, les néo-païens armés, les sédévacantistes, les musulmans complotistes, les juifs cosmopolites, les athées cyniques, les journalistes, les ésotéristes libertaires et les libres penseurs : balayez toute cette merde, foutez-moi tout ça dans un trou, et qu'on n'en parle plus. 


 
 

mercredi 20 novembre 2013

Webisode n°10 - Platon "Politique" [extrait]

Le dixième webisode de notre série "Verbes Spirituels" laisse la parole à l'Etranger platonicien, qui explicite à Socrate le principe du déchet cosmique, en quoi consiste le règne de Kronos, l'origine du langage des oiseaux, l'articulation entre l'Age d'Or et l'Age d'Argent, et l'avènement de la Parousie ("le démiurge revient s'asseoir près du gouvernail, remet d'aplomb ce qui a souffert et ce qui a été détruit au cours de la révolution antérieure du monde livré à lui-même").
  
 

mercredi 13 novembre 2013

lundi 11 novembre 2013

Trois ouvrages de combat

Trois ouvrages fondamentaux ont été publiés en ce mois d'octobre 2013.
Ce sont trois livres radicaux, poétiques et cuirassés, trois livres de guerriers mystiques en état de mobilisation totale, trois cénacles de loups garous hyper-boréens à la recherche des Grands Anciens...  

Jean-Paul BOURRE "Le réveil de Kernunos - Entretiens avec Tony Baillargeat"  (Alexipharmaque)





Jean-Paul Bourre connait parfaitement le sentier ardu et aérien de la mort. Une série d'arcanes du Tarot de Marseille se révéla à son regard durant son enfance, depuis le Roi chamanique des sources arvernes, faisant irruption dans sa chambre un matin d'hiver, jusqu'à l'Arcane 13 qui se matérialisa sous la forme d'une édition de poche des "Chants de Maldoror" posée sur la plage arrière d'une Porsche gris métallisé.      
Solidement encadré par Arnaud de l'Estoile et Luc-Olivier d'Algange, Tony Baillargeat - cinéaste dont le troisième œil est à fleur de peau - se charge de faire émerger à la surface de Jean-Paul Bourre quelques puissantes révélations sur l'envers de notre pays, sa part bénite, archaïque et tectonique, sa part sylvestre et guerrière.

"Oui, nous avions des dieux, et ce n'est pas parce que le rouleau compresseur a tout écrasé qu'ils ont disparus. Il suffit de visiter certains sites mégalithiques, ou certains lieux rattachés à une légende, encore imprégnés de l'ancienne mémoire. La charge est intacte. On peut voir des ombres se déplacer, entendre des voix venues de la lointaine histoire. Toute cette ancestralité celtique nous appelle et nous lui tournons le dos, hypnotisés par les faiseurs de miracles. Vous parlez de défendre la France en lui restituant la Gaule... Sans faire d'humour, il est vrai que l'esprit gaulois est irréductible, comme l'ont montré certaines bandes dessinées. Le mot "France" est devenu un épouvantail sans vie. La Gaule a encore ses montagnes, ses forêts, sa terre qu'on peut toucher avec les mains. Il suffirait que les terroirs réveillent les traditions locales, les croyances oubliées, nos dieux, nos protections, pour que le citoyen conscient et rebelle au système sache qu'il peut y puiser des forces, une ferveur digne des grands anciens. S'il devait y avoir une guerre de la fin, comme vous le dites, à cause des excès et des dérapages de la mondialisation, nous aurons sûrement besoin de ce retour aux forêts, sur le mode de la survie, mais aussi de l'organisation, car il ne s'agit pas de crever comme des rats mais de reconquérir ce qu'on nous a volé, une terre, une mémoire, une histoire. Que fait l'homme libre face à un despote ? Il lui promet le plus haute branche d'un chêne. C'est cet état d'esprit que nous avons perdu. Malgré tout le sang qu'ils ont sur les mains, on les voit venir parader à la télévision, impunis, comme dans le plus mauvais cauchemar. Il y a encore de solides branches dans nos forêts gauloises". 

Car il s'agit bien de cela : une France cachée derrière la France... Kernunos, le seigneur des forêts gauloises, est sur le point de se réveiller tout à fait. Il saura bien déchiqueter tous les tenants de la modernité dissolvante, aussi bien ceux qui sont aux rênes de la "république" que les prétendus dissidents vociférateurs complotisto-puritains : tous sont loin d'imaginer ce que la Gaule cache dans ses replis humides et sauvages.

Achat sur Alexipharmaque :
http://alexipharmaque.net/catalogue-general/le-reveil-de-kernunos-jean-paul-bourre


Andriy VOLOSHYN "INSHA IMPERIUM" (Ed. Bukrek)

 
 
Andriy Voloshyn est un de ces européens d'élite, qui bâtissent une vision métaphysique de l'Eurasie vivante et agissante à la lumière d'une poésie autant exigeante qu'impitoyable. Traducteur de Pound en ukrainien, ses vers sont des déflagrations nucléaires de beauté archéofuturiste, des schrapnells  de particules hyper-lumineuses à autoguidage direct.
 
ДЕРЖАВА                                                                         KINGDOM
Діамантовий Дніпро,                                                        Diamond Dnieper,
Далекий дзвін досконалості,                                            Perfection of far bell
Дороґа додому...                                                                The road home...

Achat sur Amazon :


Adrien Weber "Ne me touchez pas" (auto-édité)


Voici un "Traité métaphysique pamphlétaire", selon les propres mots de l'auteur. 
Adrien Weber y dissèque la modernité en entrecroisant les outils de Parménide et de Marc-Edouard Nabe, c'est-à-dire en introduisant l'Etre au cœur de la Jérusalem Céleste, muant ainsi l'autopsie dissectrice en exorcisme lyrique et jubilatoire.
Après une première partie consacrée à l'exposé philosophique de sa méthode innovante, la seconde en livre les résultats par l'analyse dynamique de phénomènes tout à fait contemporains.
Exemple :
 
"Et alors le mariage gay ? Moi je vais vous dire, ça existe depuis longtemps déjà, ça s'appelle le mariage à la mairie. C'est-à-dire le mariage entre deux consciences en soi, et non pas entre deux consciences polarisées sexuellement par la présence ou non d'âme. Au passage, c'est ainsi que je suis tout à fait d'accord avec Otto Weininger, je partage ses conclusions au seul détail que je pose les termes du problème en sens inverse : c'est la femme qui a une âme et l'homme qui n'en a pas. De ce fait, seul l'homme peut faire preuve d'héroïsme et de génie, par l'impulsion de sa recherche de l'âme, tandis que la femme, déjà pourvue d'une âme, s'accommode parfaitement de la médiocrité du monde visible.
Les gays ne sont pas homosexuels car ce sont deux individus asexués, deux consciences qui se gouinent. Pour être homosexuel, encore faut-il être sexualisé.
Ce que sont les gays, la raison cruciale de leur apparition très récente, c'est qu'ils sont la révélation visible de cette désexualisation. En vérité, la plupart des couples, depuis longtemps et de plus en plus, sont gays même quand ils sont composés en apparence d'un homme et d'une femme. Dans le visible, ils sont un homme et une femme, mais dans l'invisible, ils sont deux consciences asexuées, deux bourgeois. Tous les couples bourgeois sont gays, qu'ils soient composés de deux individus de même sexe ou non ne fait aucune importance. Un couple composé d'un homme et d'une femme, s'ils sont bourgeois, est gay, car ils ne sont que deux consciences qui s'unissent.
La désexualisation ne se voit pas tant que ce sont un homme et une femme qui sont mariés, pour qu'elle se voie, il faut qu'elle passe par deux individus de même sexe. Le mariage gay, c'est la désexualisation qui s'accomplit pleinement dans le visible".   

Tout le reste est à l'avenant.

Site de l'auteur :
http://www.adrienweber.fr/

mercredi 6 novembre 2013

Webisode n°8 - Moustafa Maël Mathieu "Transcendance et Immanence"

 

 
 
La dernière vidéo du bon Docteur Salim Laïbi sur Léon Bloy (Naboscopie 7&8) prétend révéler un secret qui remplirait le monde de stupeur. Il prétend beaucoup de choses, l’ami… Prétention et vocifération sont les deux mamelles de Salim Laïbi. Or, il se trouve que ce « secret » est parfaitement connu par tout lecteur un tant soit peu attentif de Bloy : il s’agit de l’analogie eschatologique entre Lucifer et le Paraclet. Cette métaphore participe d’une vision singulièrement désespérée, où la situation spirituelle de l’homme est décrite comme étant si abyssale que même l’Esprit-Saint, annoncé par le Christ pour juger l’humanité à la fin des temps, ne peut qu’être en partie entaché de noirceur pour parvenir à y voir clair.

Mais il est également possible d’analyser cette vision bloyenne de manière ascendante : elle peut signifier que le Jugement dernier représentera un tel bouleversement de l’histoire adamique, prologue radical et définitif d’un nouvel Age d’Or, que Lucifer lui-même sera en partie imprégné de lumière paraclétique. Cette vision est le prolongement logique de la pensée de nombreux auteurs chrétiens, qui ont estimé que Jésus-Christ avait pour mission, outre la rédemption de l’humanité, le rachat du Diable lui-même.
Par ailleurs, bon nombre de veilleurs évoliens - ou même guénoniens - de la fin des temps se sentent aujourd’hui investis de cette tâche aussi ardue que périlleuse  : alors que le monde moderne s’emploie à pervertir le bien au bénéfice du mal, il s’agit de s’engager par tous les moyens, corps et âme, à détourner les forces du mal au service du bien.
Il va de soi que ces notions sont extrêmement dangereuses à pratiquer, en plus d’être un tantinet complexes à appréhender. Alors, quand on voit débouler Salim Laïbi avec sa bave aux lèvres et sa haine pataude, et déballer sa théologie d’odontologiste pour insulter Léon Bloy, on se sent soulevé par une pitié terriblement condescendante… C’est un peu comme si un BTS électronique reprochait à un chercheur en cosmologie quantique de n’y rien comprendre en sciences physiques. D’ailleurs, il me souvient d’avoir assisté à une conférence de Salim à la Cobema le 28 mars 2010 (juste après la mienne), au cours de laquelle il reprochait à Einstein d’être nul en physique. Il pensait en effet avoir trouvé une contradiction dans la théorie de la relativité restreinte, affirmant que l’élévation de la vitesse de la lumière au carré dans l’équation E=mc2 était incompatible avec le fait que cette vitesse soit déclarée comme une valeur indépassable (oubliant tout simplement que c2 n’était pas une vitesse, mais le carré d’une vitesse). Cette fois, personne n’osa applaudir dans la salle…
Revenons à sa vidéo anti-bloyenne. Là comme ailleurs, il s’agit toujours pour Salim Laïbi d’insulter autrui jusqu’à la lie, de vociférer à s’en faire crever la panse. « Barbey d’Aurevilly, ce dandy dégénéré » ; « Ernest Hello, un autre eschatologue cinglé » ; « Bloy était un millénariste messianiste complètement cinglé ».
La pensée de Bloy est probablement discutable sur bien des points, et il est tout à fait permis de ne pas l’épouser dans toutes sa rigueur apocalyptique. Mais il faut remarquer que le Périgourdin mystique est un homme qui a affronté directement le Mal dans sa propre chair, en perdant notamment ses deux enfants, et qui malgré cela, a pu ramener des centaines de gens au christianisme durant son existence (et combien de milliers d’autres après ?) de par sa foi, son exemple d’homme combattant, de Belluaire intransigeant, d’amoureux du Christ et de la Vierge-Marie. Léon Bloy n’était pas un homme de lettres. Salim Laïbi, lui, est un homme de cabinet. Combien de personnes Salim a-t-il concrètement ramenés à la religion ? On peut savoir ?

A la fin de sa vidéo, Salim me reproche d’avoir déclamé les « Prières Blasphématoires » de Nabe dans les rues de Marseille, et pour bien montrer que je suis « sataniste », il illustre cette déclamation avec une photographie de mon spectacle de 2005, ce qui n’a absolument aucun rapport (ni avec Bloy, ni avec Nabe). Nabe écrit quelque part que les blasphèmes sont un cortège de gueux qui annonce le Roi des Rois. Par ailleurs, il dit que je lui aurais reproché d’être « trop stupide, trop coincé, trop musulman ». Je ne vois vraiment pas où il a pu pêcher une telle ânerie… L’ami Salim a un peu tendance à se prendre pour la voix de l’Islam de France. Or, s’il y a bien une chose que je me permettrais de lui reprocher en ce domaine, c’est au contraire de ne pas être assez musulman, c’est-à-dire d’être bête et méchant. Quand le Vociférateur Complotiste hurle en parlant de Bloy et Hello : « Qu’ont-ils tous à se prendre pour des prophètes de malheur ? », lui qui, chaque semaine depuis plus de cinq ans, annonce sur internet la catastrophe mondiale pour la semaine d’après, je ne suis pas certain d’avoir vraiment envie de rire…

Salim Laïbi est un peu désemparé : il aimerait qu’on lui explique précisément qui est Lucifer. Personne ne lui répond ? Je me dévoue : Lucifer, c’est la Lumière d’En-Bas. En termes tout à fait contemporains, Lucifer, c’est internet contre la littérature, c’est-à-dire Salim Laïbi. Et tout ce que je peux lui souhaiter, c’est que Léon Bloy ait eu raison dans ses visions apocalyptiques, ce qui donnera une chance à Salim d’être analogiquement traversé par le souffle du Paraclet le jour du Jugement Dernier…

Et si l’on se tournait maintenant vers Moustafa Maël Mathieu ? Quelle douche de fraîcheur, soudain ! Certains de ses textes fulgurants d’intelligence aigüe et pétris d’une ardente sensibilité théologique ont déjà été mis en ligne sur Parousia. Ce platonicien extatique  a décidé d’élaborer un vaste projet littéraire et intellectuel autour de la personne de Abu-l-Hakam Abd al-Salam ibn Abd al-Rahman ibn Mohammad ibn Barrajan, qu’il a bien voulu nous détailler ci-dessous. Le webisode n°8 est un extrait de son premier livre, dont la date de publication ne saurait tarder… La tradition islamique est un trésor vivant, plus fait pour les amoureux de la vérité que pour les arracheurs de dents.



 
Le projet ibn Barrajân

 

1. Le projet dans ses grandes lignes

 

Le projet ibn Barrajân consiste en un ensemble d'oeuvres littéraires et artistiques formant un tout cohérent, et ayant pour auteur l'auteur de ces lignes. Il s'agit, en somme, d'envisager à long terme l'écriture d'un certains nombres de livres tournant autour des même thèmes, de manière à se compléter comme les parties d'une seule oeuvre ; ce que fait spontanément tout auteur ambitieux, mais il s'agit ici de le faire de façon systématique, en définissant à l'avance les oeuvres qui feront partie du projet, de manière à jalonner et à baliser le travail futur. L'auteur du projet, Maël Mathieu dit Moustafa, est né en 1975 à Bruxelles ; a embrassé l'islam en 1994 à Dakar, a ensuite vécu plusieurs années à Marrakech où il a appris entre autres les bases de la langue arabe, et surtout contracté la passion de cette langue et de sa littérature. Il a étudié cinq ans en Polytechnique à l'Université de Bruxelles et obtenu le grande d'ingénieur civil physicien ; a étudié parallèlement la métaphysique néo-platonicienne et participé à de nombreux colloques de philosophie et spiritualité. Il est également artiste peintre et dessinateur et à ce titre expose régulièrement ses oeuvres dans des endroits plus ou moins prestigieux. Maël est donc artiste et écrivain-philosophe, passionné par le néo-platonisme et l'ésotérisme islamique, le soufisme. Son oeuvre comprend entre autres un certain nombres de dessins et de tableaux, ainsi que quelques textes qui n'ont rien à voir avec le projet ibn Barrajân. Mais elle comprend aussi des oeuvres graphiques et littéraires qui font partie du projet. Pour donner une idée d'en quoi consiste ce dernier, disons qu'il s'agit d'un ensemble de sept ou huit livres portant sur des sujets qui tournent autour de la métaphysique et du soufisme. L'un de ces livres est déjà écrit et, à l'heure où nous écrivons ces lignes, est en instances de publication. Son titre est « Lumière de l'Un, lumières sur l'Un » et il est sous-titré « dix essais sur la tradition islamique », car il s'agit de dix essais indépendants, présentant des aspects variés de la tradition islamique, mais unis par une même vision métaphysique. Ce livre est une bonne image du projet lui-même, composé de parties indépendantes, mais qui se complètent mutuellement, unies par des thèmes et des idées communs. D'autres de ces livres sont déjà en cours d'écriture, aussi, pour ne pas nous disperser, nous ressentions le besoin de planifier nos efforts au moyen d'une sorte de « feuille de route » intellectuelle, d'où l'idée du projet.

Mais pourquoi avoir choisi ibn Barrajân ? C'est que ce nom renvoie à l'un des plus grands métaphysiciens arabes, presque oublié cependant, jusqu'à la récente publication (en arabe) de ses oeuvres les plus remarquables. L'un des objectifs de notre vie, et du projet par conséquent, est de contribuer à faire redécouvrir ce géant de la pensée, mais pas n'importe comment : dans une optique métaphysique rigoureuse, marquée par les oeuvres de René Guénon et d'ibn 'Arabî, que nous respectons inconditionnellement. L'un des essais repris dans Lumière de l'Un porte justement sur l'introduction à l'oeuvre d'ibn Barrajân ; et celui-ci est fréquemment cité dans les textes de Maël, qui tendent ainsi à en faire une autorité métaphysique incontournable, bien qu'à un niveau hiérarchiquement moindre qu'ibn 'Arabî. Car il ne faut pas se méprendre : si nous n'avons pas nommé ce projet « projet ibn 'Arabî », c'est uniquement parce qu'un tel titre suggérerait une ambition bien plus grande que la nôtre. Mais c'est bien autour d'ibn 'Arabî que tourne principalement l'oeuvre de Maël, même si l'amour qu'il porte à ibn Barrajân, en tant que « précurseur » du « plus grand des maîtres », est très grand. Si l'essentiel de l'oeuvre tourne autour d'ibn 'Arabî, sa « clef de voûte », son « morceau de bravoure », si Dieu nous laisse le temps d'en parvenir à bout – ce qui n'est pas du tout évident – devrait être la traduction commentée de son monumental traité du Commentaire des Noms excellents d'Allâh. C'est un travail de très longue haleine, auquel nous nous attellerons en dernier, et qui, si nous en parvenons à bout, sera véritablement le couronnement de notre oeuvre et de notre vie, ce qui justifie de donner à ce projet le nom d'ibn Barrajân, même s'il contient bien d'autres choses.

 

2. Un vieux rêve

 

C'est vers onze ans, alors qu'il n'est encore qu'un très jeune garçons aux rêves purs, que Maël forme celui d'apprendre l'arabe ou le turc. C'est à la suite d'un voyage merveilleux, d'un voyage en Turquie, où il est fasciné par l'art grandiose et raffiné des palais et des mosquées, qu'il forme ce projet : plus encore que d'apprendre la langue, devenir soi-même un Oriental, un musulman... Car malgré son jeune âge et le fait que les livres de René Guénon sont encore loin, il comprend que son coeur est oriental, bien que sa culture d'origine soit et reste occidentale ; ce projet, il commencera à le réaliser vers l'âge de dix-sept ans – âge béni entre tous – ; c'est alors qu'il apprend ses premiers mots d'arabe dialectal, et quelques années plus tard, alors qu'il est encore un tout jeune homme, il parle couramment cette langue, et comprend les livres de philosophie et de théologie en arabe classique. Le bonheur de naviguer à sa guise sur l'océan sans fin de cette langue « magique » lui est ouvert. Désormais, l'orient fait vraiment partie de son identité, et toute son oeuvre en sera marqué. Plus tard, « jeune homme » de trente ans, il s'enivrera des Mille et une nuits, des arabesques symboliques de l'art ou de la musique andalouse ou persane, de la métaphysique d'Avicenne ou  de Ghazâlî. C'est aussi l'époque où il fait la découverte d'ibn Barrajân, ce penseur illustre et méconnu qui changera sa vie. Mais pour lui, il ne s'agit pas tant de faire découvrir l'orient aux occidentaux, que de le faire découvrir ou redécouvrir... aux orientaux ! Car il a vite fait de constater que la beauté d'un univers, d'une culture, échappe souvent à ceux qui sont plongés dedans. C'est d'ailleurs en prenant du recul vis-à-vis de la « culture occidentale » qu'il apprend à l'aimer dans ce qu'elle offre de meilleur, la « mystique » chrétienne – Rusbrock, maître Eckhart – , la musique de Bach, etc. Bref, son parcours est en un sens exceptionnel, et le projet unique qui donne désormais un sens à sa vie est de faire découvrir à tous, orientaux comme occidentaux, les beautés de la métaphysique universelle, celle de Proclus comme d'ibn 'Arabî.

 

3. Le projet en détail

 

Nous ne sommes pas encore en mesure de dire le nombre exact de livres qui constituera le projet ni leurs thèmes complets, car il s'agit, nous l'avons dit, d'un travail ambitieux et de longue haleine que nous ne faisons que baliser grossièrement. Et il est fort possible que le projet évolue ou se modifie en cours de route. Cependant, il est au moins certain qu'il comprendra le livre déjà écrit mentionné plus haut, Lumière de l'Un. Il comprendra aussi plus que certainement, s'il plaît à Dieu, une oeuvre graphique et littéraire unique en son genre, intitulée le Livre sans fin, et dont nous parlerons de façon plus détaillée s'il plaît à Dieu. Ainsi que l'autre livre auquel nous travaillons présentement, et qui consiste en un ensemble de trois traduction commentée de trois « petits » traités de métaphysique dont les auteurs sont trois métaphysiciens (soufis) illustres : S. H. Amulî, ibn 'Arabî et Abdel-Karîm al-Jîlî. Le traité d'Amulî, dont nous avons presque fini la traduction, est intitulé « la quintessence de la connaissance de l'Être ».

À part ces trois livres déjà finis ou bien avancés, font partie du projet : la traduction d'une oeuvre majeure de la métaphysique soufie, dont nous ne révélerons pas encore l'identité à ce stade ; la traduction du Commentaire des Noms excellents d'ibn Barrajân mentionnée ci-dessus, qui sera la pièce maîtresse de l'ensemble s'il plaît à Dieu que nous en venions à bout ; un traité sur le symbolisme de la géométrie projective, dont nous avons ébauché la partie mathématique il y a déjà des années, et que nous avons espoir de terminer un jour si Dieu y consent ; et enfin, un ouvrage moins métaphysique qui sera une sorte de mémoire sur notre parcours intellectuel, un livre de souvenirs et de témoignages, que nous comptons publier à la fin de notre vie s'il plaît à Dieu. Cela fait donc sept livres en tout, auquel peut-être viendra s'ajouter un huitième, constitué de traductions commentées de passages choisis de l'oeuvre d'ibn 'Arabî. Cependant, cela n'est pas encore une certitude, et il faudrait au moins, avant d'en envisager un huitième, être à peu près sûr de pouvoir mener à bien les sept ouvrages mentionnés, ce qui malheureusement ne nous semble pas acquis, vu la brièveté de la vie et le caractère très ambitieux d'un tel projet.

 

4. Le livre sans fin

 

Nous annoncions dans la présentation détaillée du projet une oeuvre graphique et littéraire d'un genre totalement original, dans le meilleur sens du terme, intitulée le Livre sans fin. Nous allons tenter maintenant de décrire du mieux que nous pouvons ce « projet dans le projet » ; car bien qu'il fasse partie intégrante du projet ibn Barrajân en raison de ses thèmes, ce livre qui est à la fois une oeuvre d'art plastique constitue à lui seul un projet vaste et ambitieux. Il s'agit d'une collection de dessins en noir et blanc, à la pointe Rotring sur papier Canson 200g. Chaque dessin porte à son dos un court texte, en général traitant de métaphysique et lié aux thèmes symboliques apparaissant dans le dessin ; de sorte que tous ces dessins forment une sorte de vaste livre illustré aux pages volantes ; mais de plus, et telle est la raison des pages volantes, les dessins se prolongent les uns les autres et se complètent dans les deux directions pour former une vaste fresque, un « puzzle » géant... et vivant, car nous n'avons pas assigné de limites à l'oeuvre, qui restera « ouverte » jusqu'à la fin de notre vie s'il plaît à Dieu. Toutefois, les 81 premiers dessins, formant un vaste rectangle de neuf fois neuf feuilles A4, constitueront au sein de cette oeuvre ouverte un sous-ensemble « fermé », valant pour lui-même, et comprenant à peu près tous les thèmes symbolico-métaphysiques du projet total ; cela au cas où il nous manquerait le temps et l'énergie d'aller au delà de ces 81, dont la moitié à peu près est à ce jour achevée (du moins pour la partie graphique). Nous pensons que ces 81 premiers dessins au moins pourraient faire l'objet d'une publication en feuillets séparés dans un « coffret » ad hoc et orné par nos soins ; cela pourrait constituer un objet splendide et, pourquoi pas, promis à un avenir commercial ? Nous n'éprouvons pas de gêne à envisager cet aspect de la question, car pauvre nous sommes, et l'argent n'est de toute évidence pas notre motivation première. Mais si l'une de nos oeuvres pouvait rencontrer un « succès » d'où résulterait une rentrée d'argent, cela nous assurerait un relatif confort matériel qui nous permettrait de mener à bien le reste de notre oeuvre dans les meilleures conditions : c'est vraiment tout ce à quoi nous aspirons.

 

5. Conclusion

 

Le projet ibn Barrajân est un grand projet artistique, littéraire et « philosophique » (métaphysique). Nous en sommes convaincu, parce que la part qui en est déjà réalisée constitue d'ores et déjà une grande oeuvre, capable de toucher des personnes de qualité. Nous en avons fait l'expérience. « Lumière de l'Un » n'est pas un petit livre. C'est un ouvrage qui charrie une vision neuve et traditionnelle à la fois, une vision grandiose de l'islam, de ses secrets, de sa civilisation. Il ne ressemble pas à tant de livres écrits sur la question. Il est en un sens, unique, unique dans le bon sens, ne serait-ce que par la place qu'il rend à l'oeuvre d'ibn Barrajân dans l'histoire de la pensée arabo-musulmane ; place dont bien peu de gens, à part nous, ont pris conscience à ce jour, surtout parmi les intellectuels francophones ; autant dire que nous sommes seul, parmi ces derniers, à nous être aperçus de l'importance de cette oeuvre. Cela seul justifie nos espoirs et nos ambitions.

Cette présentation a pour but de montrer que, même si nous avons l'air d'errer parfois, nous sommes en possession d'un projet de longue haleine, d'un grand projet. Pour le mener à bien, nous avons besoin de moyens. Nous avons besoin, entre autres, de calme, de sérénité, d'être autant que faire se peut à l'abri du besoin... ceux qui nous connaissent savent que nous élevons une famille nombreuse,  ce qui constitue pour nous une joie mais aussi une charge, et pas seulement financière. Qu'ils transmettent ce message. Qu'ils fassent ce qui est en leur pouvoir pour nous aider à réaliser notre rêve. Beaucoup de choses peuvent être faites. Il n'y a pas que l'argent. Donnons un exemple ; si l'un des lecteurs de ce projet possédait quelque part un mur d'environ deux mètres sur trois, dans un endroit propre et bien éclairé, il pourrait servir de support à la fresque constituée par les 81 premières planches du Livre sans fin. Ce serait même une décoration de grande qualité, mais l'essentiel bien sûr serait de pouvoir montrer la fresque « achevée », de lui donner un moyen d'exister autrement qu'en pièces détachées. Beaucoup de choses peuvent être faites pour nous, c'est-à-dire pour vous, amateurs de grand art et de littérature métaphysique digne de ce nom, si tout lecteur de ce texte fait usage de son imagination. Pour ce qui est de nous, nous travaillons, nous travaillons sans relâche à la tâche que nous nous sommes impartie. À vous, cher lecteur, de faire travailler votre esprit pour que le projet ibn Barrajân, notre projet, voie un jour le jour.

Ci-dessous, une page du Livre sans fin :



 



Voici un catalogue (non exhaustif) des œuvres plastiques de Moustafa Maël Mathieu :
 

mardi 5 novembre 2013

Servitude de "Libération"

La mort récente de journalistes français au Mali me donne envie de remettre en ligne un texte que j'avais écrit sur Florence Aubenas en 2005, sur le défunt site Subversiv.com.

J'étais en train de cracher sur les lauriers-roses et les brins de lavande qui encombrent la tombe d'Albert Camus, lorsque j'appris la libération de Florence Aubenas. Je quittai aussitôt Lourmarin en pleurant des larmes de haine. Ainsi, toutes ces campagnes leucotomisantes à la gloire de la journaliste de Libération semblaient avoir porté leurs fruits : banderoles païennes au cœur des plus grandes villes de France, décompte minimaliste des jours de captivité au journal télévisé, interventions « d'écrivains » dans les quotidiens nationaux et régionaux (permettant à quelques insoutenables croulures comme Luc Lang de dérouler leurs pathétiques prosodies poisseuses à la gloire du « mouvement du monde »),… Même le phare du Planier a été souillé des célèbres photos totémiques, juxtaposant les visages pâles (a-t-on déjà vu un Arabe aussi livide que Hussein Hanoun  ?) au-dessus des abysses liquides fouettant l'île minérale avec ardeur / mon Dieu, ces pixels arrogants de bêtise livide en vigie sur l'envers de la Terre, son derme bleu reflet du ciel mosaïque… Voir ces symboles du combat des lâches transparaître sur les méduses, souiller la peau des rochers génésiaques, quelle tristesse infinie…
 
Je suis comme tout le monde, comme n'importe quel mec normal de moins de quarante ans vivant en Occident, pour la mort physique de tous les journalistes, concrète, réelle, agonisante, sanglante, les passer au fil de l'épée, leur trancher la gorge gargouillante de sang mauvais, leur exploser le palpitant à la dynamite, leur cabosser le crâne à coups de marteau en fonte, leur scier la nuque à la scie à métaux,... Qu'on me trouve un autre moyen d'en finir avec la 'société du spectacle' et je suis preneur ; mais personne trouvera, c'est strictement impossible, tout a déjà été analysé dans les moindres recoins, c'est ainsi.
 
Tout de même, il suffit de regarder, d'un petit peu près, telle belle gueule de journaliste bien typique, homme ou femme, de caractère, pour être à jamais… Ces yeux qui épient, toujours faux à en blêmir… ce sourire coincé… ces babines qui relèvent : la hyène… Et puis tout d'un coup ce regard qui se laisse aller, lourd, plombé, abruti… le sang du faux écrivain qui passe… Ces commissures naso-labiales toujours inquiètes… flexueuses, ravinées, remontantes, défensives, creusées de haine et de dégoût… pour vous !… pour vous l'abject animal de la race ennemie, maudite, à détruire… Cela devrait vous faire hurler… tressaillir, s'il vous restait au fond des veines le moindre soupçon d'instinct, s'il vous passait autre chose dans la viande et la tête, qu'une tiède pâle rhétorique, farcie de fifines ruselettes , le petit suint tout gris des formules ronronnées…
 
Alors dites, pour une fois que des mecs font le boulot à votre place… Vous allez pas vous déguiser derechef en irréductible gaulois, faire la fine bouche en remuant le verre de vin devant le luminaire tout en affichant une grimace d'œnologue déçu… C'est comme avec les Corses : tout le monde connaît parfaitement les nuisances que Paris provoque dans les régions françaises, tout le monde discute chaque jour de l'incompétence haineuse de ce lourd cafard qu'est la capitale de notre pays centralisé comme un trognon de pomme tout sec, et il suffit qu'une poignée de gaillards prenne le discours au sérieux, relève enfin les manches pour attaquer le truc à la racine, et le bavardeux s'écarte soudain de la conversation, tout penaud de découvrir qu'il existe des gens qui ne parlent pas pour ne rien dire, juste pour passer le temps avant de retourner au turbin…
 
Vous souvenez-vous de ce qu'a déclaré Florence Aubenas à 19h35 ce dimanche 12 juin, devant les micros et caméras à l'affût de sa légendaire décontraction ? « La télé, ça remonte le moral. Voilà pourquoi, ce soir, je suis si heureuse : il y a tant de télés ! ». Quelques minutes après, Serge July s'approchait d'elle pour lui décocher un bisou sur la joue droite. La libération de la petite de Libération , quelle aubaine pour le Gauchiste numéro 1 de France ! La grande affaire de sa pré-retraite, la redorure du blason merdeux, transformant d'un coup le bourgeois ventripotent pour plateaux télé Ockrent en combattant hardi de tous les fascismes, le patron responsable qui va lui-même chercher son employée à la prison de Miniville où le gendarme l'avait enfermée par erreur avec son chauffeur Oui-Oui  ! De retour au village, tout le monde fait la fête au barbu mou et à sa favorite. Pour marquer l'événement, et pour la première fois de sa longue histoire de quotidien de toutes les défaites françaises, Libé va même afficher sa une sans aucun jeu de mots : MERCI, tout 'simplement' ! Il faut savoir retrouver son sérieux quand on est directement atteint dans le gras du bide, n'est-ce pas ? Les calembours haineux, on les réserve aux autres, ça suffit bien comme ça.
 
 
Une fois la cérémonie terminée, le grand écrivain Christian Chesnot finira par avouer: « Lorsque Florence est descendue de l'avion, j'ai eu un petit peu le cœur qui s'est mis à battre plus fort ». Pauvre vase visqueux vomitif, j'espère vraiment que toi et ton pote Malbrunot vous irez le plus loin possible avec votre bouquin, que vous l'adaptiez en reportage chez Charles Villeneuve et puis en film avec Daniel Auteuil et Philippe Torreton pour vous incarner, histoire que tout le monde finisse bien par comprendre quel est votre véritable fond, ce qui constitue intimement le cœur pourri d'un journaliste : l'indécence permanente, la volonté de s'afficher comme le modèle-type de l'héroïsme, l'orgueil exigu du travail presque fait, la susceptibilité à fleur de peau, l'infinie laideur psoriasique du cerveau squameux jusqu'à la lie…
 
Nous sommes tous otages du journalisme. Cette corporation est née vers le milieu du dix-neuvième siècle, en même temps que la démocratie moderne et le capitalisme : c'est très loin d'être un hasard. Leur pouvoir est bien plus puissant que ceux de la finance, de la politique ou de l'armée : il est essentiellement métaphysique, iconique, satanique. Il est décrit dans le détail au chapitre IX.20-25 de la Genèse : parmi les trois fils de Noé, l'un d'eux fut maudit car lorsqu'il surprit son père enivré et nu dans sa tente, il en informa ses deux frères au lieu d'agir directement sur la réalité en le recouvrant d'un manteau. Il est impossible de trouver une condamnation plus ancienne du média informatif, car nous sommes à l'aube de l'humanité. Sem et Japhet sont bénis par Noé, et sommés de mettre Cham (comme caméra) en esclavage, introduisant ainsi la plus saine des discriminations raciales dans l'organisation sociale : celui qui désire informer ses frères de leurs faits et gestes, les parasiter de son œil-de-bœuf vert-de-grisé par une anémie congénitale, doit être impitoyablement traité comme une merde.
 
 
Chaque fois qu'un journaliste revient vivant de sa mission, c'est un peu plus de liberté qui est perdue en ce monde. J'apprends que la journaliste de L'Humanité Anne-Sophie Le Mauff , à qui l'ambassadeur de France à Bagdad a une nouvelle fois réclamé qu'elle quitte l'Irak, a expliqué qu'elle pouvait "difficilement" partir : cette connasse se croit sans doute indispensable au « mouvement du monde », absolument nécessaire à la giration spiraloïde du Grand Tout. Il paraît que les ravisseurs avaient revêtu Florence Aubenas d'un jogging sur lequel se trouvait la mention « Titanic ». Quelle grandiose trouvaille, quel humour souverain, quelle démarche bellement discursive ! J'espère sincèrement que lorsque Anne-Sophie Le Mauff se fera kidnapper par des sunnites en pleine forme, ils lui imprimeront au fer rouge sur le dos la phrase suivante : « JE ME CROYAIS INSUBMERSIBLE. EN ME FAISANT EGORGER SUR INTERNET, JE VOUS RENDS LA LIBERTE ».
 
Laurent James, Subversiv.com, 19 juin 2005