mercredi 16 décembre 2009

Débat sur la Résistance au Système (9 décembre)

Ce débat a eu lieu le mercredi 9 décembre dernier dans un restaurant de Marseille.
Mes interlocuteurs étaient Marc George et Christophe (d'E&R), et Johan Livernette.
J'étais parti pour insuffler l'esprit de la Tradition dans le débat, mais je me suis vite rendu compte que tous les intervenants y tenaient également ! Tout révolutionnaire conséquent sait en effet pertinemment aujourd'hui, que les armes économiques, politiques et/ou sociales ne sont pas suffisantes pour combattre l'Empire, puisque lui-même est d'essence métaphysique.
Le débat a donc principalement porté sur l'importance fondamentale d'une rénovation spirituelle et religieuse de l'homme, et s'est heurté à la nécessité - ou non - de répondre au système par une prise de conscience individuelle (ou élitiste, ce sur quoi je n'ai pas assez insisté) ou bien par la mise en place d'organisations politiques. Ce dernier point est important, dans la mesure où ladite organisation ne se plie pas aux lois de la démocratie médiatico-parlementaire. C'est pourquoi j'ai jugé utile de citer les propos pertinents de Yahia Gouasmi, assurant que le PAS ne voulait pas prendre le pouvoir, mais chasser le sionisme du pouvoir.


Je précise que des coupures ont été opérées sur la vidéo, afin de la ramener à une durée d'une heure (alors que le débat a duré deux fois plus longtemps). Me concernant, les deux coupures notables sont les suivantes :
- La vidéo ne reflète pas assez mes prises de position sur la nation, que je ne considère pas comme la priorité absolue dans le combat contre le système. Ce sont les valeurs, la religion, la Tradition qui sont le fer de lance de notre combat, et il est possible que la nation soit un outil pour le mener à bien (ce qui reste à démontrer). Mais je ne perds pas de vue que la nation française a été pendant longtemps - avant même la Révolution Française - l'outil de la franc-maçonnerie, de la bourgeoisie financière et des juifs talmudistes (des pré-sionistes, en quelque sorte) pour détruire la Tradition, et ce n'est pas parce qu'elle l'a désormais abandonnée qu'il faut s'y jeter à corps perdu.
- On ne me voit pas citer la splendeur du Triptyque du Jugement Dernier de Rogier van der Weyden (exposé aux hospices de Beaune), qui montre clairement les deux messianismes en opposition graduellement croissante depuis le quinzième siècle (le troisième tiers de l'Ere des Poissons, soit le début de la Modernité) : la masse des êtres agglomérés et dénués de toute transcendance (soumis au règne du capitalisme impérialiste) d'une part, et la somme distincte d'individus seuls en Dieu en partance vers la Lumière (voie salvatrice de la soumission à la Volonté Divine) d'autre part.


vendredi 4 décembre 2009

Les racailles de banlieue sauveront nos âmes




Cette vidéo correspond à un texte écrit en novembre 2005, lors des fameuses "émeutes de banlieue".
Lars von Trier venait de sortir Manderlay, qui entrait furieusement en résonance avec les vibrionnantes glossolalies abrahamiques de lascars enfiévrés de lyrisme incantatoire. Après une lecture mise en scène de ce texte sur la scène de la Main d'Or, Pierre Cormary et le Stalker me chièrent dessus sur leurs blogs respectifs : ils avaient en effet ouï dire que leurs visages avaient été utilisés pour illustrer un passage sur les "droitistes professionnels" de notre époque. Cormary était même tout émoustillé, parce qu'il croyait que sa face avait été sifflée par une foule en délire. Il pensait déjà être une star de l'overground... Bien entendu, personne ne les avait reconnus, et c'est uniquement le caractère comique de l'inscription de leurs visages goguenards dans des cartes à jouer (2 de pique et Dame de coeur) qui fit sourire quelques spectateurs.
Cormary élargit le débat, et s'en prit alors à l'ensemble du spectacle, notamment à son titre : "Les Possédés". Ce fat voulait alors montrer à tout le monde qu'il était dostoïevskien, et il monta sur ses poneys pour s'écrier qu'être possédé est une tare, et qu'il est idiot de s'en faire gloire. Dostoïevski aurait évidemment été le premier à reconnaître qu'un écrivain se devait d'être possédé, puisque Dosto était un fin connaisseur de Platon - ce qui n'est pas le cas de Cormary.
"Car le poète est une chose légère, ailée et sacrée, qui ne peut composer avant d'être inspirée par un dieu, avant de perdre sa raison, de se mettre hors d'elle-même. Tant qu'un homme reste en possession de son intellect, il est parfaitement incapable de faire oeuvre poétique et de chanter des oracles. [..] les poètes ne sont rien d'autre que les interprètes des dieux, chacun possédé par celui qui le possède." (Ion, 534)
Tant que j'y suis, et pour rester cinq minutes en Russie, voici ce qu'écrivait Céline dans Bagatelles pour un Massacre à propos du Théâtre Marinski à Leningrad :
"Ballet veut dire féerie. Voici le genre le plus ardent, le plus généreux, le plus humain de tous !... Qui l'ose ?... L'âme se décline et se lasse... La verve n'est plus soutenue par une folie d'ensemble. Plus aucun créateur au coeur de tous ces poèmes.. Comment les accabler ? Ils sont partis vers la Raison... La Raison leur rend bien... Ils ne parlent plus que Raison... raisonnablement... brelan de cloches si fêlées... Les voici tout croulants de raison... Tant pis !... Les catastrophes les plus irrémédiables, les plus infamantes ne sont pas celles où s'écroulent nos maisons, ce sont celles qui déciment nos féeries..."


Aujourd'hui, de nouvelles caricatures de nos amis sillonnent la Toile (cf. ci-dessous). Elles sont encore plus réussies que naguère. Un dissecteur de cadavre et un bateleur porcin : voilà qui est moins noble qu'être intégré à un jeu de cartes, mais mon respect infini pour le Tarot de Marseille me fait évidemment préférer cette version haute en couleurs.





Le Téléthon, cet acmé du Kali-Yuga

Le Téléthon est une abomination sacrilège, une explosion sourde de laideurs éthiques et esthétiques, une attaque viscéralement démoniaque de l'enfance.



dimanche 29 novembre 2009

Marc-Edouard Nabe : "Sauver Siné"

Publié sous forme de tract le 20 septembre 2008, ce texte explicite très précisément le fond de "l'affaire Siné", et dit ce que nous devrons désormais faire lorsque nous serons accusés d'antisémitisme : accepter le fardeau en souriant, et répondre "oui" du tréfonds de notre coeur rayonnant.

dimanche 13 septembre 2009

Soutien total de PAROUSIA au Libre Penseur !

Le Libre Penseur est un traditionaliste musulman révolutionnaire. PAROUSIA se sent totalement impliqué dans sa démarche d'orateur enflammé sur les marches de l'agora (Internet et conférences publiques).
Il nous transmet ici la lettre suivante :


Chers lecteurs,

Sera organisé le samedi 10 octobre 2009 prochain sur Paris(1) même un séminaire de plusieurs conférences intitulé « Le Nouveau Désordre Mondial ». Seront présents : M. Pierre HILLARD qui traitera de la politique de globalisation mondiale. Dans ce contexte paranoïaque, le Dr Marc VERCOUTERE qui traitera de la pseudo pandémie grippale et de la dangerosité du plan de vaccination. Ginette SKANDRANI traitera d’écologie et d’UE. Mme Corinne GOUGET qui parlera de la dangerosité des additifs alimentaires, aspartame… etc. M. Michel DUMESTRE nous parlera de la fameuse vitamine C, remède malheureusement mal connu. Moi-même je traiterai de deux sujets : La crise financière et les réseaux non démocratiques de pouvoir et de domination. Plusieurs débats au rendez-vous avec les différents intervenants, amenez vos réflexions afin de les partager avec le plus grand nombre.

Ce séminaire se propose de donner des informations rares et précises que vous ne trouverez jamais sur les médias classiques vidéos ou papiers (sinon 2 ans en retard !) et ainsi offrir des clés de compréhension du désordre actuel aussi bien financier que sanitaire.

Vous-êtes cordialement invités à y participer et y amener des personnes qui ne connaissent pas trop ces sujets. L’information est l’arme la plus redoutable entre les mains de l’ennemi, à nous de nous en emparer. Séminaire s’adressant aux femmes et hommes libres dont le cerveau fonctionne encore….

Le programme précis de la journée du 10 vous sera transmis dans les plus brefs délais.

Pour plus d’information rendez-vous sur mon compte « AntiGrellou » de Dailymotion : http://www.dailymotion.com/AntiGrellou
(Attention aux faux comptes grossiers de désinformation)


PAF : 10 €.
[1] L’adresse sera donnée la veille du séminaire afin de ne pas avoir de mauvaise surprise.


lundi 20 juillet 2009

Pourquoi PAROUSIA ?

Le Temps n’est pas seulement quantifiable et mesurable. De la même manière qu’il existe des espaces sacrés, certaines zones temporelles sont particulièrement qualifiées, c’est-à-dire délimitées par une présence transcendante, ne pouvant être décrite par aucune équation algébrique. Ces zones correspondent à des fins de périodes historiques très singulières. Le nombre de cycles décrivant la structure temporelle est indénombrable, car ils sont tous emboîtés les uns à l’intérieur des autres comme des poupées russes, en une réplique spéculaire du mouvement fractal des astres : l’univers est tissé d’une infinité de respirations qui s’étendent dans toutes les dimensions du temps et de l’espace. Le mouvement global du Temps est hélicoïdal : ni linéaire (contrairement à ce qu’exprime la vision moderne de la causalité toute-puissante) ni cyclique (contrairement à ce que pouvait penser Nietzsche), l’hélice montre une succession de cycles en translation autour d’un axe central. La fin d’un cycle ne se superpose aucunement à son début : on ne se baigne jamais deux fois dans le même fleuve, et l’histoire ne repasse pas les plats ; mais la fin d’un cycle est toujours l’analogie de son début, son reflet énergétiquement amenuisé.

Dès le cinquième millénaire avant Jésus-Christ (et probablement avant, mais nous n’en avons aucune trace), le calendrier égyptien tenait compte de la précession des équinoxes dans le calcul des cycles luni-solaires. Depuis, ce phénomène n’a cessé d’être de plus en plus étudié par des centaines de penseurs traditionalistes, de Platon et Héraclite jusqu’à René Guénon et Raymond Abellio. Le point vernal du globe terrestre, situé au croisement de l’écliptique et de l’équateur céleste, est actuellement pointé vers la constellation des Poissons. La précession équinoxiale désigne le fait que ce point se déplace lentement le long de l’écliptique (à cause des marées), et qu’il pointe une constellation différente tous les 2160 ans (an allant dans le sens inverse du zodiaque). Or, toutes les zones de l’univers sont interdépendantes : c’est un postulat de base de l’astrologie sérieuse, réactivé par le principe de relativité générale. Il est donc permis de supposer qu’entre autres influences, celle de la constellation visée par le point vernal puisse avoir son importance sur les civilisations humaines. C’est pourquoi certains auteurs ont tenté de dresser une histoire de l’humanité en prenant cette durée de 2160 ans comme brique élémentaire.

Le miracle est le suivant : si l’on intègre cette brique dans la théorie des Quatre Ages, modélisée par Hésiode mais présente dans toutes les religions traditionnelles, tout en utilisant la Tetraktys pythagoricienne comme structure algébrique globale (basée sur le fait que « tout est nombre » et que dix – unité humaine par excellence – est le nombre complet), le Cycle de l’Humanité adamique devient très rigoureusement compatible avec les traditions égyptienne, hindouiste et biblique, et même avec les eschatologies mayas, sioux, bouddhistes (le Maitraya de la Terre Pure), et bien sûr musulmanes.

Les durées des Ages d’Or, d’Argent, d’Airain et de Fer décroissent selon la suite de Pythagore 4-3-2-1. L’unité élémentaire de cette suite consiste en une succession de trois ères précessionnelles. Ainsi, l’Age de Fer comprend l’Ere du Taureau, celle du Bélier puis celle des Poissons, et dure au total 6480 ans. Précédant celle-ci, l’Age d’Airain, comprenant six ères, a duré 12960 ans. La durée de l’Age d’Argent a été auparavant de 19440 ans (9 ères), et celle de l’Age d’Or a été de 25920 ans : 12 ères, soit le tour complet du zodiaque. Un hadîth donné par al-Tirmidhî rapporte les propos suivants du Prophète de l’Islâm : « L’Heure n’aura pas lieu tant que le temps ne se sera pas contracté, au point que l’année passera comme un mois, le mois comme une semaine, la semaine comme un jour, le jour comme une heure ; et l’heure s’écoulera aussi vite qu’un tison enflammé ne met de temps à se consumer ». La contraction du Temps aux abords de la Fin, visible dans le raccourcissement progressif des quatre Ages de l’Humanité, est le pendant de la dilatation de l’Espace à l’origine du cosmos.

Ce système donne la date suivante pour la sortie de l’Age d’Or, c’est-à-dire la chute de l’homme dans le Temps, son involution dans la chair par la rupture de l’hermaphrodisme originel, son acquisition d’un corps matériel pour pouvoir régner sur le monde manifesté : 36720 ans av. J.-C. Cette date a été calculée par Paul Le Cour en 1937, soit quelques dizaines d’années avant que des paléo-anthropologues ne découvrent que l’Homo sapiens ou « Homme moderne » (dit de Cro-Magnon), d’espèce différente de l’Homme de Neandertal, serait apparu il y a environ 35000 ans.

L’Age d’Airain se termina en 4320 av. J.-C, se dégradant ensuite en Age de Fer (le Kali-Yuga hindou). Il faut bien comprendre que les hommes deviennent de plus en plus mauvais à mesure que leur époque s’éloigne de l’Age d’Or, puisque la mémoire du souffle originel de Dieu se fait progressivement imprécise en eux. Le point vernal entra alors dans la constellation du Taureau (durant 2160 ans) : celui-ci tint le rôle de l’animal sacré dans l’Ancien Empire égyptien (Boukhis, Mnevis et Apis), à Sumer (le Taureau androcéphale), en Inde (le taureau fertile Nandi) ; par ailleurs, la domestication du bœuf s’imposa partout à cette époque, donnant lieu à des figures mythiques comme celle de Shennong en Chine, le Divin Laboureur à tête de bœuf.

En 2160 av. J.-C., l’Ere du Bélier vit surgir le judaïsme comme religion nouvelle. En fait, comme l’écrit Chesterton, le monothéisme a toujours été la religion des peuples traditionnels : « Prolixe quant à sa mythologie, le sauvage est secret sur sa religion ; il vous racontera poliment et pour passer le temps que le soleil et la lune sont les deux moitiés d’un poupon, ou qu’il pleut quand on trait la grosse vache d’en haut ; après quoi il se retirera au plus profond d’une caverne interdite aux femmes et aux blancs, retentissante de mugissements sinistres et dégouttante du sang chaud des victimes offertes, où le prêtre murmure à l’oreille des seuls initiés l’ultime secret des choses : que l’entr’aide est la loi de nature, qu’il est bien d’être honnête, que tous les hommes sont frères, et qu’il n’y a qu’un Dieu qui règne dans les cieux » (in L’Homme Eternel). Mais la religion des Juifs était une chose nouvelle, en ce sens que c’était une tentative de redresser l’homme perdu au milieu de l’Age de Fer en lui redonnant les principes premiers de sa cosmogonie. Dieu s’est alors adressé au peuple juif pour que celui-ci se montre en exemple devant l’humanité tout entière en se rapprochant du souffle primordial. Les liens entre le judaïsme et le bélier sont innombrables : le mois de Nisan (bélier) – celui du départ d’Egypte - vu comme le premier mois de l’année, le sacrifice du bélier par Abraham remplaçant le culte du veau d’or, la destruction des murailles de Jéricho par le son du shophar (corne de bélier), etc.

Mais la sécularisation de la Torah, et sa prise en main exclusive par les scribes et pharisiens lettristes, fit échouer le projet divin de rénover l’humanité. Dieu décida alors d’incarner Son Verbe (la source des Formes, le Yang, la Purusha hindoue) afin de Se donner Lui-même en exemple. Cette intersection entre l’histoire de Dieu et celle des hommes relève d’une extrême singularité temporelle, mais elle n’est pas située hors de l’histoire : elle désigne « simplement » le déclenchement de l’Ere des Poissons, symbole actif du christianisme (Ichthus), qui nous permettra d’aboutir 2160 ans plus tard (soit dans 151 ans) à une triple conjonction temporelle : l’entrée dans l’Ere du Verseau, la sortie de l’Age de Fer et – surtout – la sortie du Cycle total de l’humanité adamique.

Cette durée de 2160 ans est le souffle élémentaire, brique insécable de l’histoire des hommes, car son articulation temporelle est la même que celle de tout être vivant, de sa naissance jusqu’à son jugement post-résurrectionnel. Héraclite écrivait : « Ce qui est en bas est comme ce qui est en haut », soulignant ainsi l’identité fractale entre la fourmi et la planète Saturne, entre l’homme et l’univers. La vie d’une ère précessionnelle est donc construite à partir de trois sous-durées de 720 années chacune, articulées comme suit : Naissance et apprentissage, Maturité et mort de l’élan initial, puis Renaissance sur un plan inférieur. Dans le cas d’un être vivant, sa renaissance pourra s’opérer sur un plan supérieur de l’existence s’il se trouve être du bon côté de la balance lors de son Jugement, mais la renaissance de l’humanité 1440 ans après l’élan impulsé au début de chaque ère précessionnelle ne peut qu’être dégradée puisque l’Histoire est en permanente dévigoration. Jean Phaure a comparé quelques ères entre elles à l’aune de cette dynamique ternaire, montrant que c’est toujours aux deux tiers d’une ère que celle-ci doit affronter les premiers germes de sa déclinaison finale. Je ne donnerai ici que l’exemple de l’Ere des Poissons, qui vit se développer les premières bourses (à Bruges) et banques (Jacob Fugger d’Augsbourg) au début du XVè siècle : ce siècle correspond à la naissance du capitalisme (et du protestantisme) pour Werner Sombart, et de la modernité pour Guénon. Près de six cents ans plus tard, c’est bien le libéralisme (la Bête de l’Apocalypse stricto sensu) qui est devenu le Maître de notre monde.

Une trentaine d’années après le début de l’ère des Poissons, il se trouva que Ste Marie-Madeleine, St Jean et la Ste Vierge Marie assistèrent tous trois à la crucifixion de Jésus-Christ, et surtout à Son cri de désespoir où Il demanda à Son Père la raison de Son abandon. Cette terrible révélation fit converger les visions des trois témoins en une christologie commune, affirmée encore durant les nombreuses années qu’ils passèrent ensuite ensemble à Ephèse : Jésus n’était pas strictement omnipotent, ce qui pouvait indirectement conduire à la désobéissance d’une partie des hommes. Et si certains hommes allaient emprunter un autre chemin que celui des Evangiles, ils seraient forcément jugés et condamnés à la fin des Temps.

En d’autres termes : chaque cycle historique produit des déchets, ce qui est une des caractéristiques de tout être vivant. Et la poubelle qui s’érigerait à la fin des Poissons serait constituée de la masse des hommes qui auraient refusé le Christ, de ceux qui seraient jetés dans l’Hadès après le Jugement Dernier.

« Il semble bien que d’après toutes les indications fournies par les doctrines traditionnelles, nous soyons entrés vraiment dans la phase finale du Kali-Yuga, dans la période la plus sombre de cet « âge sombre », dans cet état de dissolution dont il n’est plus possible de sortir que par un cataclysme, car ce n’est plus un simple redressement qui est alors nécessaire, mais une rénovation totale », a écrit René Guénon dans La crise du monde moderne.

Après avoir vécu avec la Vierge Marie et St Jean à Ephèse dans une maison qui fut retrouvée à distance par la mystique westphalienne Anne-Catherine Emmerich vers 1820, Marie-Madeleine fut placée par les Juifs dans une embarcation sans voiles ni rames en compagnie de sa sœur Marthe, son frère Lazare et son confrère Joseph d’Arimathie (porteur du Graal), afin que tous se noient dans la Méditerranée. Guidés par une force divine, ils débarquèrent en Gaule dans la calanque de Marseilleveyre quelques mois plus tard. A la manière de Don Quichotte marchant au début du second volume sur les pas de son usurpateur pour montrer aux villageois qu’il était, lui, le véritable Alonso Quijano, ce fut à Massilia que Marie-Madeleine arriva, afin d’abolir le culte d’Artémis d’Ephèse particulièrement florissant en cette cité, et le remplacer par celui de Jésus-Christ. Elle marqua alors définitivement la Provence par ses homélies prophétiques, avant de rejoindre la Sainte-Baume pour se répandre en larmes pendant une vingtaine d’années, ayant compris à quel point il était difficile de tourner la face de l’homme vers Dieu. L’anachorète roumain Jean Cassien arriva en 415 à Marseille, après avoir passé quelques années à méditer dans les déserts d’Egypte, où il croisa des nestoriens, des moines bouddhistes, des zoroastriens, et des gitans qui lui apprirent l’existence du jeu de cartes. Fasciné par Marie-Madeleine, à tel point qu’il tailla des marches d’escalier dans la montagne de la Sainte-Baume pour rejoindre et faire garder la grotte par ses moinillons, et qu’il fonda l’abbaye Saint-Victor sur la rive sud du Vieux-Port à l’endroit où la Sainte avait séjourné, il décida de mettre en images les prophéties de celle-ci, qui devaient encore grandement imprégner la mémoire de la ville : les vingt-deux lames majeures du Tarot de Marseille étaient nées. Elles furent tenues secrètes dans l’enceinte de l’abbaye, jusqu’à ce tournant maudit du XIVè siècle, où les moines à moitié dégénérés (ils empruntèrent de l’argent à des juifs en 1182) se virent interdits de jouer aux cartes en 1337 : le Tarot n’était probablement devenu pour eux qu’un moyen ludique de passer le temps.

L’Apocalypse de Jean fut rédigée à Pathmos suivant un plan réparti sur 22 chapitres (1+7*3), dont l’articulation en trois parties est analogue à celle des 22 arcanes du Tarot (du fait de la proximité de pensée entre Marie-Madeleine et Jean), des 22 siècles de l’ère précessionnelle des Poissons (Jean était prophète), ou de l’existence spirituelle de l’être humain. Marc-Edouard Nabe parle d’autopocalypse à propos de l’ouvrage de St Jean (dans Alain Zannini), montrant ainsi la parfaite identité entre la Révélation johannique et l’histoire ontologique de chacun d’entre nous pris dans sa propre individualité. Etudions le parallèle entre le rythme de l’Apocalypse et celui de l’ère des Poissons. Le premier chapitre est consacré à « l’envoi de l’Ange pour faire connaître la Révélation de Jésus-Christ à ses serviteurs ». Les chapitres II à VII décrivent la naissance des Evangiles (les Vivants) et l’expansion de l’Eglise, puis l’ossification de celle-ci du fait de sa focalisation sur le pouvoir matériel avec Constantin Ier (traduit par la remise à l’Agneau des destinées du monde avec le déroulement des sept sceaux), les désastres provoqués par les cavaliers (j’y reconnais la figure de Clovis « converti » en 496), l’enroulement du ciel sur lui-même (afin de laisser la place à un autre Livre) et enfin l’apparition d’un Ange venu de l’Orient : Muhammad et ses 144000 justes.

Les chapitres VIII à XIV montrent les conséquences du déroulement du septième sceau après un silence d’une demi-heure : ce sont les rugissements des sept trompettes, symbolisant la puissance des épreuves envoyées par Dieu pour vérifier si l’exemple de Son Fils a été suffisant pour fortifier les hommes. Les armées de sauterelles illustrent les Grandes Invasions, la mesure du Temple de Dieu est là pour conjurer les peurs de l’An Mil, les deux témoins qui prophétisent chacun de leur côté sont une métaphore du Grand Schisme de 1054 entre St Léon IX et Michel Cérulaire ; puis le Temple de Dieu s’ouvre à la septième trompette : c’est l’énergie suprême donnée par la maturité. Une Femme enceinte se réfugie au désert pour fuir le Dragon, lequel veut dévorer son enfant afin d’enrayer la venue du Paraclet durant l’ère du Verseau : nous avons ici la plus belle image de l’essor des cathédrales au XIIè siècle. Mais la Bête surgie de la mer et la Bête surgie de la terre parviennent à imposer le règne des Hommes-Chiffres, indélébilement marqués par le chiffre DCLXVI : réunion de toutes les unités arithmétiques sur le boulier du commerçant, infaillible consécration de la finance internationale. Puis des anges annoncent l’heure du Jugement, jetant des faucilles sur terre pour moissonner la colère de Dieu (grande peste noire, Guerre de Cent Ans, destruction de l’Ordre du Temple).

Enfin, les chapitres XV à XXII décrivent la chute des hommes dans le Mal absolu (les coupes en or remplies de la colère de Dieu remplacent le Graal initial qui contenait le Sang du Christ) : le Trône de la Bête régnant en pleine gloire, la Prostituée fameuse assise au bord des grandes eaux mangée par la Bête (les démons se dévorent le foie entre eux, illustration de la Révolution Française telle qu’a pu la ressentir Joseph de Maistre en se basant sur la réversibilité du Bien et du Mal dans les Temps de la Fin), le premier combat eschatologique entre le cheval blanc et la Bête (alliée aux rois de la terre) décrivant la période 1870-1945, puis le règne du Christ pendant mille années comme métaphore de la communion entre Jésus et les Juifs industriellement abattus dans les camps d’extermination. Si Jésus règne à ce moment-là, il faut bien comprendre que c’est parce qu’Il a été décrucifié : c’est ce que Léon Bloy n’a cessé de prédire comme signe indiscutable annonciateur de la Parousie, liant indéfectiblement le Salut du Monde au sort des Juifs. Enfin, le second combat eschatologique rejoint la description de notre époque : la Cité bien-aimée assaillie par Gog et Magog et leurs alliés « aussi nombreux que le sable de la mer », c’est la Palestine colonisée par les sionistes, et c’est plus généralement l’Orient souillé par l’Occident (l’Irak, l’Iran, le Pakistan, le sud-est asiatique, sans oublier le Japon). Et ce « feu qui descend du ciel » marquant le début de la victoire contre la Bête et le faux prophète (XX.9), je le vois briller dans les explosions du World Trade Center le jour du 11 septembre 2001… Le Jugement des nations et l’avènement de la Jérusalem céleste seront les événements qui permettront d’asseoir le règne social du Paraclet, en un communisme spirituel rendu possible par la sacralisation des Justes. XXII.12 : « J’apporte avec moi le salaire que je vais payer à chacun, en proportion de son travail ». L’ère du Verseau sera la première du nouvel Age d’Or du prochain Cycle de l’Humanité, celle où sera complètement rénové l’être humain, où l’homme extérieur sera uni avec l’homme intérieur : le nouvel Adam sera semblable à l’ancien, à ceci près qu’il aura contemplé la Croix. Que l’homme assoiffé s’approche (XXII.17).

Il nous reste à comprendre quel rôle devons-nous endosser en ce début de vingt-et-unième siècle, quelle mission avons-nous à remplir pour préparer et accompagner la venue du Paraclet. Notre terrain d’action doit s’exercer en trois domaines, les mêmes que ceux arpentés depuis au moins sept cents ans par la Bête : la politique, la religion et l’art. Celui qui restreint sa compétence à l’une seulement de ces activités, verra son combat stérilisé quelle que soit la pertinence de ses travaux. Il vient un moment où l’on comprend que l’on ne peut plus combattre le Mal, c’est-à-dire l’Empire américano-sioniste, avec des armes à feu, des pièces de théâtre ou de la concurrence économique. Pour vaincre un ennemi, ou plutôt l’affaiblir suffisamment pour faciliter son renversement par le Mahdi, bras séculier du Jésus Pantocrator, il faut se mettre sur le même terrain de combat que lui. Et la substance de l’Empire est mystique, absolument et dans tous les sens. Il ne faut pas croire les économistes qui vous affirment que le libéralisme est une pratique dénuée de toute idéologie, un empirisme émanant d’une juste gestion de la réalité. Le libéralisme est une machine de guerre contre la religion (et donc contre les principes de la communauté, de la beauté, de la gratuité et de la connaissance), et la plus puissante qui ne soit jamais survenue dans ce monde sub-lunaire ; c’est donc elle-même une religion à l’envers, opposée au principe de subsumation cosmique de la Tradition (où chaque partie aussi élémentaire soit-elle fait partie d’un tout), puisque désormais, plus rien ne fait partie de plus rien. Tout est atomisé. Le libéralisme est basé sur la division infinie de la réalité ; mais pour être vraiment efficace, il a commencé par s’attaquer à la vérité. Laurence Parisot nous dit « La transcendance est une erreur (voire un crime), l’homme est au centre de l’univers et rien n’existe en-dehors de lui, toute source de connaissance ne peut se trouver qu’au tréfonds de son Soi, et la notion même de transmission est une monstruosité (y compris la transmission de l’instinct révolutionnaire, bien sûr ! c’est là tout le travail opéré par le socialisme post-68 : en finir avec le concept de Révolution) ». Le principe de simulacre est évidemment un des fondements du libéralisme ; il est si bien mis au point que certains – dont bon nombre d’intellectuels – croient dur comme fer aux illusions créées par le système. Parmi ces intellectuels, beaucoup (de Muray à Finkielkraut) profèrent un discours intrinsèquement réactionnaire, comme si l’Empire était basé sur des principes révolutionnaires ! Ils critiquent par exemple la pornographie régnante dans nos sociétés, le Désir comme moteur du capitalisme effréné, ainsi que l’individualisme promu comme valeur suprême à tous les étages. En réalité, jamais depuis l’occurrence de l’Age d’Argent l’homme n’a aussi peu fait l’amour, jamais l’homme n’a aussi peu désiré, et jamais n’y a-t-il eu aussi peu d’individus. La société est individualitaire (comme l’écrit Nabe dans Rideau), basée sur la tyrannie du nombre pour écraser l’individu. Un homme fort – c’est-à-dire un individu – ne peut exister qu’à partir (ou à l’intérieur) d’une communauté forte (ou même contre elle) ; s’il n’y a plus de communauté – et jamais n’y en a-t-il eu aussi peu de véritable – l’homme est voué à la faiblesse de l’esprit, du corps et de l’âme.

Le moteur du simulacre est l’écran, commun aux trois mobiles de la modernité que sont le libéralisme, le journalisme et la démocratie parlementaire. Tout est désormais parfaitement organisé pour faire obstacle à la Vérité. La lutte contre l’écran est notre viatique, que nous devons transfuser dans toutes nos activités. En politique, il faut s’armer intérieurement de pureté pour faire face aux monstruosités de l’Empire occidentaliste américano-sioniste, mais également ne pas hésiter à se salir (au sens métaphysique) au contact de mouvements qui divergent parfois de nos aspirations, mais qui peuvent permettre de dévoiler tout un pan du réel aux gens du peuple. Le Parti Antisioniste est le plus bel exemple de cénacle politique sérieux depuis Action Directe. Le mot d’ordre du Parti Anti-Sioniste pourrait être : Pensée Directe. Déterminé, cohérent, chevaleresque, révolutionnaire et métaphysique, c’est le « Parti que Dieu nous a donnés » (pour reprendre l’expression qu’ils utilisent eux-mêmes à propos de Dieudonné : « l’athée que Dieu nous a donnés »). Combattre l’arraisonnement du monde par l’Occident est l’unique bannière acceptable aujourd’hui : le Parti Anti-Sioniste est un parti guénonien.

La grande misère de la plupart des mouvements ésotéristes réside dans leur lâcheté, leur infantilisme et leur abjecte tour-d’ivoirisation. Ils confondent l’ésotérisme avec l’occultisme. Il est temps de reprendre la sagesse antique et le traditionalisme flamboyant aux fades ésotéristes démissionnaires, et de les traiter comme Jésus traita les pharisiens. Etre traditionaliste aujourd’hui est la meilleure manière d’être révolutionnaire, puisque le Système – je le répète – est totalement réactionnaire, en ce sens où il se braque sur l’immanence intrinsèque au libéralisme afin de bloquer toute tentative d’imposition d’une véritable Justice !

Il est permis de penser que l’attaque de l’Iran par les forces occidentales sera une pierre blanche dans l’édification de la victoire finale : c’est loin d’être un hasard si la plus puissante des eschatologies mondiales est celle du chiisme duodécimain des usuli de Téhéran. Muhammad al-Mahdi, le douzième Imam occulté par un repli de l’espace-temps en 874 (probablement la même année que la disparition du Graal), resurgira le moment voulu dans la calanque de Marseilleveyre pour insuffler l’Esprit Saint sur la nuque des combattants invisibles assoiffés de justice céleste. L’union sacrée entre chiites et sunnites sera suivie par l’union entre les révolutionnaires métaphysiques du monde entier, jusqu’à la très sainte Asie où la Chine et le Japon sauront s’allier efficacement pour accueillir l’ultime Bodhisattva afin de ré-orienter le monde. Une nouvelle religion surgira alors, provoquée par cette nouvelle rencontre entre Dieu et l’humanité, faite pour l’Eveil des Justes et la condamnation des Injustes. Cette cosmogonie sera essentiellement bâtie par l’Islâm, puisque c’est la force religieuse qui émergea en fin du premier cycle de l’ère des Poissons pour contrebalancer la Bête qui surgit en fin de second cycle. Je prie et je me bats pour qu’un certain ésotérisme johannique puisse irriguer cette religion de la fin des temps, tissée autour du Vide central de la spiritualité asiatique.

A son tour, le combat artistique n’est pas à prendre avec des pincettes : nous devons nous débarrasser au plus vite du médium dans tous les domaines. Je considère que les principes de création suivants sont essentiellement morts, c’est-à-dire qu’il est aujourd’hui impossible à quiconque de pouvoir faire surgir la moindre parcelle de vérité en utilisant ces outils, désormais entièrement asservis à la Culture sans le moindre espoir de retournement de situation : il s’agit du théâtre, du cinéma et de la peinture. Ces formes d’arts sont toutes basées sur le principe de l’intermédiaire (l’acteur, la scène, l’écran, la télévision, la toile) comme support de l’œuvre, toujours développée sur deux dimensions (lorsqu’elle prétend en avoir trois, on évoque alors la présence d’un trompe-l’œil). En des temps moins dégénérés que le nôtre, la peinture ou le théâtre pouvaient atteindre aux plus hautes des aspirations humaines (même si l’on sait ce que pensait Bloy de la valeur sodomite de l’acteur), mais en une époque comme la nôtre, ils ne peuvent devenir que les bras armés de l’infecte Culture aux mille tentacules. Et comme ce n’était pas suffisant, le cinéma est né au début du vingtième siècle dans le seul but de réifier le monde, et de le déposer tout englué d’halogénure d’argent sur l’autel satanique d’Hollywood.

En revanche, la sculpture et la danse, en mettant l’accent sur la force révolutionnaire du volume (contre la surface) et du corps humain directement exposé (sans prétexte à dramaturgie verbeuse), ainsi que sur la valeur transcendantale de la chair (contre la misère de la viande), peuvent prétendre échapper à toute notion de Culture. Même le plus mauvais sculpteur de quartier possède une capacité de sacralisation de la réalité qui peut faire basculer dans le néant le moindre poste de télévision alentour, alors qu’il faut vraiment aller chercher tout au fond du quatrième arrondissement de Marseille pour parvenir à dénicher le seul peintre intéressant de France - Laurent Pellecuer, qui élabore son œuvre au rouge dans les sous-sols de la Maison Usher.

Quant à la musique et la littérature, nous en avons besoin aujourd’hui plus qu’en tout temps pour nous enivrer amoureusement du langage des oiseaux, cette mystérieuse mélopée édénique que les hommes cherchent depuis toujours à réinvestir, afin d’endosser l’apparence angélique de leur prime enfance au sein d’une Eternité enfin retrouvée.

mardi 30 juin 2009

Le massif de Marseilleveyre





Cette journée du samedi 27 juin fut logiquement placée sous le signe de l'Eau, élément fondateur de la cosmogonie de Marie-Madeleine (lac de Tibériade, onguent, Saint chrême, Méditerranée, Huveaune, sang du Christ, larmes, eaux pariétales de la Sainte-Baume,...). Nous fûmes une quinzaine de personnes à pénétrer au fond de cette grotte Rolland puissamment humide, jusqu'à la chapelle dite du Diable parsemée d'éléments minéraux protubérants : des stalactites fuselées en tuyaux d'orgue et une stalagmite dressée en chaire à homélies. Là, furent déclamés quelques textes visant à faire résonner la puissance symbolique des lieux : la Fâtiha, le chapitre XLVI de Rideau (Nabe), une sentence du Petit Livre Rouge, deux miracles de Marie-Madeleine au Moyen Age narrés par Jean Gobi l'Ancien, Le Grand Jour des Morts de René Daumal, le chapitre I-2 du roman Parousia, et Génie, le dernier poème d'Arthur Rimbaud, lui qui rêva en mourant de rejoindre la mer pour quitter Marseille... Nous marchâmes ensuite jusqu'à la calanque de Marseilleveyre, où Marie-Madeleine débarqua jadis pour évangéliser la Gaule. Le projet prit ensuite la tournure que l'on connaît, abjectement détourné par la rouerie des Francs...

Les Phocéens arrivèrent en cette calanque en apportant le culte d'Artémis d'Ephèse, qui remplaça la religion druidique des Celto-Ligures. Six cent ans plus tard, c'est ici que Marie-Madeleine rendit caduque la vénération de la déesse chasseresse. Très bientôt, la cohérence métaphysique de l'Histoire veut que c'est en cet endroit que se fera l'arrivée du dernier Mahdi pour introniser la Parousie.

Comme pour chacun de ses rendez-vous, la confrérie PAROUSIA s'assure de la présence d'asiatiques motivées par la mystique active. L'extrême-orientalisation de notre équipée était ici étoffée par la présence de suaves Chinoises bien tempérées.



mardi 16 juin 2009

Remettre les pendules à l’heure




Après les deux défaites électorales successives vécues ces derniers jours en Ile-de-France et au Liban, la Justice Divine vient enfin de marquer un point en Iran ! Bien sûr, la victoire d’Ahmadinejad « n’est pas une bonne nouvelle » pour Henri Guaino, ni pour Barack Obama, évidemment… Tous affichent une terrible moue de colère rentrée face à cette réélection que je croyais impossible, et qui s’avère tellement être une bonne nouvelle qu’on croirait avoir affaire à un Evangile !
Mahmoud est la dernière véritable épine dans le pied de l’Occident. Mir-Hossein Moussavi avait beau être le candidat favori d’Alexandre Adler, le peuple iranien n’en a manifestement rien eu à foutre… Et pourtant ce n’était pas rien puisque Adler avait affirmé chez Taddéï être le représentant de la petite communauté juive de France et son million de personnes .
Il ne faut pas oublier que le chiisme duodécimain d’Iran prévoit la fin prochaine de la grande Occultation, ce qui signifie le retour de Jésus en gloire accompagné du Mahdi terrestre armé pour asseoir le règne de Notre Seigneur. Cette religion est probablement la plus proche de celle qui surgira naturellement de la communauté des hommes lors de la Parousie finale. Le cœur du combat eschatologique entre Orient et Occident se situe précisément dans ce rapport au Temps : alors que le premier se projette dans l’avenir mystique le plus immédiat (puisque le Second Avènement se produira avant la fin du vingt-deuxième siècle), le second reste théologiquement bloqué sur la sacralisation des origines, forçant à l’agenouillement implicite devant la Torah et sa version contemporaine profane : la Shoah. L’Ere du Verseau s’annonce à grands fracas aux premières lueurs du soleil levant, et ici, on voudrait même raturer celle des Poissons pour réintégrer le Bélier ! Quatre mille ans de rétrogression dans la gueule, pas moins !
Christian Chesnot en profite pour ramener sa caisse à outils. Spécialiste du monde arabe, cet enculé ? C’est surtout un spécialiste du détournement de fonds ! On ne l’a jamais entendu dire merci au contribuable français, qui a quand même déboursé 12 millions d’euros pour libérer des geôles d’Irak ce génie de la contre-enquête! En ce moment, il n’a rien trouvé de mieux à faire qu’un reportage diffusé sur France Inter (« Interception », dimanche 3 juin, 9-10 h) pour dénoncer le fait que l’embargo sur l’Iran imposé par les Etats-Unis et l’ONU soit insuffisamment respecté ! Il a trouvé plein de filières terrestres et maritimes qui permettent de contourner très aisément l’interdit... En temps de guerre, il existe des humanistes qui risquent leur vie pour apporter de la nourriture aux populations coupées du reste du monde, et lui, Christian Chesnot, trouve que trop d’enfants persans mangent encore à leur faim malgré l’embargo et les sanctions encourues ! Il se plaint à la radio française que trop d’iraniens puissent encore se débrouiller dans la vie ! Et le pire, c’est que malgré tout ça, ces derniers votent à nouveau pour l’homme qui est à l’origine de tous leurs maux ! Ils n’ont vraiment aucun amour-propre, ces Aryens… Au fait, qu’a-t-il donc bouffé, Chesnot, pendant ses quatre mois de détention par l’Armée islamique d’Irak ? J’espère qu’ils ont bien chié dans ses chawarmas, les salafistes enfiévrés… Juba, le sniper de Bagdad, a bien dû lui concocter des grosses boulettes de merde humide, avant de les lui enfoncer de force jusqu’au fond de sa gorge déjà pourrie de journaliste opportuniste…
En revanche, la situation s’aggrave au Liban. La victoire des sunnites pro-occidentaux contre la coalition du Hezbollah et du général maronite Aoun est une catastrophe pour l’intelligence. Si cela n’avait comme conséquence que de faire fermer un peu la gueule des sunnites trop orgueilleux (surtout par chez nous), qui attaquent la moindre officine chiite pour cause de collaboration avec l’ennemi, ça serait déjà pas mal ! Entre l’Iran, le Hezbollah libanais et la dynastie alaouite de Syrie, je vois mal comment cette accusation peut encore tenir le coup ! Rappelez-moi précisément quels sont les pays sunnites qui font chier l’Occident ? L’Arabie Saoudite, le Maroc ?... L’Egypte ? J’ai un trou de mémoire…
Ca en fait du bruit tout ça, pour des pays censés vivre en pleines dictatures féroces ! Combien de fois avons-nous entendu proférer par tout le monde depuis quarante ans qu’il fallait être fier d’Israël, parce que c’était la seule démocratie du Proche-Orient ! Ils viennent de faire quoi, là, les Libanais et les Iraniens ? De jouer au Tarot de Marseille ?
Quant à la situation française, elle ressemble bigrement à celle du Liban. Ce sont également les sionistes qui ont remporté les élections, puisque les anti-sionistes les ont perdues… Mais cette vision strictement politique est bien trop restrictive, puisque la liste anti-sioniste de Dieudonné relève avant tout d’une métaphysique en action, et même – c’est Soral qui l’a dit au soir des résultats – de l’art contemporain.
Moi qui suis foncièrement anti-gaulliste, je me délecte souvent d’une de ses phrases les plus connues, que je donne ici dans sa version la plus complète : « Les Français sont des veaux. Ils sont bons pour le massacre. Ils n’ont que ce qu’ils méritent » (2 juin 1940, cité par Philippe de Gaulle). On peut ensuite se battre pour une certaine idée de la France, mais cela sera forcément contre les habitants de ce pays, puisqu’ils n’en sont pas dignes ! Des gens qui votent pour Sarkozy aux présidentielles parce qu’il avait promis de nettoyer les Arabes au karsher, avant de se retourner vers Cohn-Bendit à cause du bombardement massif de la merdasse infra-lyrique d’Arthus-Bertrand, ça vous donne envie de les défendre, vous ? Comment, dans ces conditions, persister à être démocrate ?
Seulement, tout jeune homme moderne un peu sensible n’a fait qu’attendre toute sa vie l’occurrence d’un tel mouvement politique. Il est bien naturel de rêver à autre chose qu’à la démocratie, mais il est absolument essentiel de se salir les mains avec un bulletin de vote lorsque celui-ci prend la forme d’une bombe pareille ! Il existe certaines occasions, où il faut savoir se tacher pour pouvoir se purifier (demandez à Lautréamont). Même moi, à Marseille, j’ai voté pour la L.A.S. : c’est dire ! J’estime que pour quelqu’un qui habite en Ile-de-France, il est d’aussi mauvais goût de ne pas avoir voté pour Dieudonné aux dernières élections européennes, que d’avoir voté tout court (c’est-à-dire pour toute personne autre que Dieudonné) lors de n’importe quelle élection antérieure !
Le plus triste dans l’affaire, c’est que les anti-dieudonnistes peuvent surgir des endroits les plus inattendus… Le forum de Marc-Edouard Nabe, pour cela, est une mine d’or pour qui veut examiner la défaite de la pensée révolutionnaire en Occident. Ils tournent tous autour de l’œuvre du plus grand écrivain français vivant, mais pas toujours dans le bon sens, c’est peu de le dire… Ce ne sont pas des nabiens, mais des nabophiles : cruciale distinction ! On y trouve de tout : des libertariens puceaux et sadiens de quinze ans et demi qui s'indignent que Nabe soit opposé à un système économique favorisant les riches, des anars qui ne votent pas pour la L.A.S. car étant irréductiblement anti-démocrates par principe (j’espère pour eux que lorsque leurs enfants découvriront le monde de merde qu’ils leur auront transmis, ils auront les couilles de leur avouer qu’ils ne se seront jamais bougé le cul pour changer quoi que ce soit – dans le seul but de ne pas entamer leur pureté révolutionnaire, bien sûr), des musicologues avertis qui ne comprennent pas comment on peut sérieusement faire une distinction entre le jazz et le rock (ont-ils déjà vu des chars US attaquer des villages irakiens en écoutant du Lester Young ?), des athées convaincus qui adorent Nabe sauf dans les passages religieux, des grosses gueules à pseudos débiles « qui prennent de la hauteur sur l’épiphénomène médiatique de la L.A.S. », ou des fans authentiques de Mingus qui se jettent sur la moindre notule de sous-blog baveux pour y trouver pâture à chier dans la colle, et se poser en juge de Dieudonné : « En ce qui concerne Dieudonné, pour moi c’est très simple : Il faut l’attaquer quand il est attaquable et il faut le soutenir quand il est défendable ». Ca serait beaucoup plus sain d’avoir la même attitude envers les anti-dieudonnistes, non ? Cher Wham Bam Thank You Ma’am, tu penses vraiment être du côté de la justice lorsque tu approuves un communiqué du Collectif Cheikh Yassine, qui attaque surtout la L.A.S. à cause du chiisme du Centre Zahra (on y revient), en écrivant notamment : « La nature de cette religion [le chiisme] ne peut être assimilée par ses dogmes et ses pratiques à l’Islam » ? Tu penses vraiment faire œuvre de sincérité authentique lorsque tu affirmes que, pour toi, Soral et Attali, c’est du pareil au même au niveau de la malfaisance ? Tu m’avais pourtant susurré le contraire, naguère, au creux de la calanque de Sormiou…
Tous les nabophiles (voire les nabomanes) sont donc dans la nature, mais de nabien, point. Mais où sont les anarchistes révolutionnaires catholico-chiites ?
C’est quand même amusant de trouver sur le forum de Nabe des mecs affolés par le côté « extrême-droite » du mouvement de Dieudonné … En quoi le fait de ne pas être nationaliste (c’est précisément mon cas), et encore moins assimilationniste (en ce qui me concerne), devrait m’empêcher d’être un ardent sympathisant du Barnum freakish de la Main d’Or ? Vous êtes de véritables branleurs, vous les systématiques anti-français de souche (et non pas les anti-français-de-souche comme Houria Bouteldja), les franchouillards anti-gaulois … Bien sûr que les Indigènes de la République sont des purs et durs, eux aussi ! Comme Kemi Seba, d'ailleurs ! Mais à partir du moment où on ne peut pas voter pour eux puisqu’ils ne se présentent pas, pourquoi devrait-on se gêner de voter Dieudo ? Houria, je lui ai déclaré mon amour pour elle au cours d’une interview publiée dans le numéro 2 de la revue impur.
Je suis donc net de ce côté-là. Alors, autant être aussi net du côté de la L.A.S. : je suis pour !
La Palestine en prend plein les dents à mort, et vous, vous chiez sur le seul mouvement anti-sioniste d’Europe juste parce qu’il y a des nationalistes républicains sur la liste… Les bombardés de Gaza seront certainement heureux de connaître votre parfaite intégrité d’homme libre… On est vraiment dans le dandysme le plus pur : celui dont Nabe s’est toujours démarqué, évidemment.
Finalement, si on va vraiment au fond des choses, on peut se demander qui est le plus indécrottablement « français » (dans le plus mauvais sens du terme) : le nationaliste gaulois (blanc, Noir ou Arabe) qui se bat à Paris au nom de la Palestine, ou l’anti-français de souche (j’insiste) qui se bat à Paris contre le mouvement anti-sioniste où milite le premier ? C’est être vraiment un sale françaoui de merde que de se focaliser sur l’aspect françaoui d’un combat mondial !
Par ailleurs, si les Girondins et les Montagnards s’étaient combattus avant de faire la Révolution au lieu de le faire après, on vivrait aujourd’hui sous le règne de Louis XX… Ca ne serait sans doute pas pire que sous Sarkozy, là n’est pas mon propos… Je veux simplement dire qu’en terme d’efficacité révolutionnaire, il vaut mieux se déchirer après la lutte qu’avant. Je croyais que tout le monde avait compris cette évidence…
Et pourtant, quelle plus belle figure révolutionnaire mystique que celle de Yahia Gouasmi ? Comment avoir des scrupules de se jeter à corps perdu dans la lutte quand on a un guerrier pareil comme tête de liste ? Comment peut-on encore jouer au sale français de merde en faisant la fine bouche, lorsqu’on a la chance de vivre une époque où un tel chevalier de l’Absolu émerge de la foule pour nous indiquer la Voie droite ?
Aujourd’hui lundi 15 juin, le quotidien La Provence annonce la venue de l’inénarrable trio Klarsfeld pour assister au dîner régional du Crif. A la question « Constatez-vous une montée de l’antisémitisme ? », notre ami Serge répond : « Je ne suis pas inquiet globalement pour l’Occident. Même si le score de Dieudonné dans certaines cités de Clichy ou de Gennevilliers interpelle. La maladie s’est transportée, en Iran par exemple, où un dirigeant, pas forcément le peuple, peut obtenir avec l’arme atomique le même résultat que la Shoah ». A la question « Que ressentez-vous face aux civils bombardés de Gaza ? », notre amie Beate répond : « C’est terrible, mais il faut en comprendre les causes. Le bombardement de Dresde, par exemple, était effroyable, mais parfois, il est des gens avec lesquels on ne peut pas discuter ». Marc-Edouard Nabe a écrit dans son tract sur Siné que les Juifs ont bloqué le Temps. Il est vraiment plus qu’urgent de remettre les pendules à l’heure : celle du Verseau est irrémédiable.

dimanche 26 avril 2009

La Révolution Métaphysique est en marche !

La politique devient enfin sérieuse - c'est-à-dire métaphysique. Tout jeune homme moderne ayant un tant soit peu lu Péguy se doit d'être radicalement concerné par le mouvement lancé par Dieudonné, Alain Soral et Yahya Gouasmi. Un autre Yahya aurait été heureux d'assister à cette inauguration de la désoccidentalisation de l'Europe : je veux parler du Shaykh Abd-al-Wâhid Yahyâ, ce soufi de l'école de la Shâdhiliyya autrement connu sous le nom de René Guénon. Il aurait su y déceler ce qu'il y a d'important : les prémices révolutionnaires de l'Ere du Verseau.
Tous mes voeux d'amour flamboyant accompagnent cette noble chevalerie !

jeudi 12 février 2009

Cérémonie d'inauguration de la confrérie PAROUSIA











Le grand message de notre dame (par Laurent James)


Le 19 septembre 1846, la sainte vierge Marie apparait à une jeune bergère Mélanie Calvat et lui laissa un message.
Ce message est lu par Laurent James, dimanche 27 juillet 2008 à Saint Maximin, lors de l'inauguration de la confrérie de Parousia.

Une vidéo d'Arthur Syphilis